Benoît Varaillon dit Béno

Beno Benoit Varaillon portrait copyright Thierry Causera copie (72dpi).jpg

Benoît Varaillon, dit Béno, est né à Montauban en 1978. Il vit et travaille dans la région de Bordeaux. Artiste-artisan-graveur français qui mélange le traditionnel et le moderne, il réalise des estampes en technique mokuhanga. Béno, pratique depuis 2013 la gravure sur bois polychrome selon les procédés japonais : gravure en taille d’épargne de plusieurs matrices (chacune correspondant à une ou deux couleurs), utilisation d’encres diluées à l’eau, impression manuelle au baren (outil japonais que l'on appuie par frottement sur la feuille d'impression).

L'artiste fait aujourd’hui partie du très petit nombre d’artistes pratiquant ces techniques à la maîtrise desquelles il s’est perfectionné en 2017 auprès d’un graveur et d’un imprimeur japonais, répondant à l’invitation de l’émission de télévision japonaise « Who wants to come to Japan ! » dont les producteurs avaient remarqué son talent. Cette expérience auprès de ces artisans reconnus achèvera de le convaincre de travailler dans la direction du sōsaku hanga : l’estampe créative à la manière japonaise.

Travaillant le plus souvent dans le cadre de commandes – il va, par exemple, réaliser en 2014 (pour le Château des Ducs de Bretagne), une estampe pour l’exposition « Samouraï », expérience renouvelée en 2016 et 2017 pour les expositions « Icône » et « Chushingura » , la démarche de Benoît Varaillon est toujours sous-tendue par des projets conciliant expérimentations et innovations. Façonnée par son parcours et la passion qu'il porte à l’art japonais, elle s'inscrit à la fois dans la tradition artisanale et la fraicheur d’un graphisme contemporain.

Il réalise la plupart de ses outils, tire ses estampes par séries et ses épreuves uniques, avec souvent des variations, maîtrisant lustrage (shomenzuri), gaufrage (karazuri), dégradé (bokashi) ou application de poudre de mica (kirazuri) ou de feuilles d'or. 

Béno entre dans la tradition des artistes français « japonistes » ayant produits des estampes avec la méthode traditionnelle et aime à citer Henri Rivière (1864-1951), le premier qui s’efforça de percer les secrets des imprimeurs japonais lors de l’Exposition universelle de Paris en 1899, comme modèle. 

beno  (315 ko)